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Ringier avoue un traitement médiatique biaisé de la crise Covid

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Charly Pache – 12 janvier 2022

Nous vous proposons un podcast très troublant qui confirme les craintes de nombreux observateurs. Une vidéo dans laquelle s'exprime le CEO de Ringier Marc Walder fait actuellement le buzz en Suisse allemande.

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    Ringier avoue un traitement médiatique biaisé de la crise Covid Charly Pache


Cher-ères Radiolibriste, nous sommes début janvier 2022 et nous vous proposons un podcast très troublant qui confirme les craintes de nombreux observateurs. Une vidéo dans laquelle s’exprime le CEO de Ringier Marc Walder fait actuellement le buzz en Suisse allemande. Lors de cette intervention datant de février 2021 dans le cadre d’un événement de la société suisse de management, Marc Walder dit clairement que le rôle des médias est de soutenir la politique covid des autorités et d’éviter les critiques afin de d’empêcher que le monde politique perde la population. Il a donc lancé son mot d’ordre à toutes les rédactions du groupe Ringier, dans tous les pays où ils sont présents.

En faisant cela Marc Walder  cautionne aveuglément toute décision ou mesure des autorités, même celles qui ont créé beaucoup de souffrance dans toutes les couches de la population. Tout ce qui pouvait remettre en cause les décisions politiques devenaient des tabous, que l’on parle de l’impact des mesures politiques sur les enfants, les adolescents, les personnes âgées en EMS que l’on coupe de tout contact avec leur familles, des questions sur l’utilité du masque, la détérioration de la santé psychologique, des suicides. Ceci explique aussi pourquoi les témoignages de personnes ayant eu des effets secondaires des vaccins sont quasi inexistants pour les médias, ou la sous-annonce de ceux-ci. Les traitements précoces du Covid, pourtant utilisés avec succès en Suisse aussi, qui permettent d’éviter les formes graves, sont tus et ridiculisés au profit d’injections expérimentales qui contribuent elles au PIB suisse et à un lobby très actif à Berne. Au final, les propos de Marc Walder, qui demande dans la vidéo que ses propos ne sortent pas du cadre de cette discussion, ses propos sont l’aveu que toute la population a été trompée par une couverture médiatique volontairement biaisée. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle Radio Libre et d’autres médias alternatifs sont nés. Maintenant nous avons une preuve formelle de cette manière de travailler qui ne respecte pas la déontologie journalistique, par un des plus grands groupes médiatiques suisses, qui possède notamment le Blick.

Cette révélation est importante pour prendre position contre la loi sur les médias en votation le 13 février 2022, qui prévoit que l’état subventionne les médias à hauteur de 178 millions supplémentaires par an. Argent mal dépensé vu que 70% de ce montant tomberait dans les poches des grands groupes de presse qui ont dégagés de larges bénéfices ces dernières années. Si cette loi est acceptée, les médias seront encore moins neutres pour critiquer les agissements d’autorités elles-mêmes sous influence des grands groupes financiers et économiques, au détriment des besoins et droits de la population.

Voici la version traduite de l’allemand des propos de Marc Walder:

« Comment voyez-vous le rôle des médias dans la pandémie ? Nous entendons souvent dire que certains médias attisent la peur et multiplient les gros titres. Comment voyez-vous cela ? Quelle est fondamentalement le rôle des médias en cas de pandémie ? ».

« Dans tous les pays où nous sommes actifs – et je serais heureux que cela reste dans ce cercle – nous avions demandé, à mon initiative, aux rédactions de soutenir le gouvernement par notre couverture médiatique, afin que nous puissions tous traverser la crise sans encombre. Cela peut peut-être vous surprendre. J’aimerais l’illustrer par un exemple. Le groupe Blick, qui est actuellement très influent en Suisse en matière de reportages sur le Covid, pourrait être nettement plus dur envers les autorités – peut-être même que certains d’entre nous dirait ‘Oui, faites-le, s’il vous plaît, ils dorment tous, ils n’arrivent pas à se réveiller, etc.’ Je reviendrai tout à l’heure pour quelques leçons tirées de la crise du Covid. D’ailleurs, cela se passe en Allemagne. Si vous lisez un peu les médias allemands, vous verrez à quel point le gouvernement est maintenant attaqué parce qu’il n’a pas acheté assez de doses de vaccin. Et les médias sont incroyablement durs. Ils sont tellement durs avec le gouvernement, en particulier avec le ministère de la Santé Spahn et Merkel, le journal Bild est même plus dur avec le gouvernement dans son analyse que lorsqu’ils parlent de football, un domaine où ils nous ont pourtant habitués à des méthodes très dures. Ma conviction, pour en venir à la question d’origine, est que trop critiquer le gouvernement ne sert à personne pour le moment. Peu importe que la politique agisse suffisamment rapidement, suffisamment fortement, de manière molle – nous devons en tant que média nous assurer que le monde politique ne perde pas le soutien du peuple. Et ici, les médias ne doivent pas creuser un fossé entre la société et le gouvernement. Un petit exemple en provenance d’Allemagne. Vous avez tous vu ces énormes manifestations, parfois violentes, dont la couverture par certains médias a contribué à en faire la publicité. Cela veut dire que plus les médias critiquent le gouvernement, plus ils activent les mouvements qui organisent des manifestations où il y a des violences. Je crois qu’en Hollande c’est particulièrement grave en ce moment. Donc dans cette crise historique, selon moi, les médias ont une dimension de responsabilité supplémentaire ».

Original en allemand:

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