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Covid

Non-vaccinés: 80 fois plus de risque de contracter le covid, vraiment?

micCharly Pachetodayaoût 7, 2021 967 18 5

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    Non-vaccinés: 80 fois plus de risque de contracter le covid, vraiment? Charly Pache


Sommaire
  • fast_forward 00:00:00 – Préface – CP
  • fast_forward 00:00:29 – Sujet RTS analysé – RTS
  • fast_forward 00:02:39 – Introduction – CP
  • fast_forward 00:03:04 – Première surprise, les vaccinés à une dose ne font pas partie du groupe des vaccinés – CP
  • fast_forward 00:03:37 – Deuxième surprise, très peu de double-vaccinés parmi les testés – CP
  • fast_forward 00:04:40 – Biais de confirmation – CP
  • fast_forward 00:05:20 – Observatoire Fake News de l'OFSP – CP

Chers auditeurs de Radio Libre, aujourd’hui nous allons décortiquer pour vous un sujet passé lors du journal télévisé suisse, le 19:30, le 4 août 2021. Le titre du sujet sur le site de la chaîne RTS est le suivant: « Une étude vaudoise montre que les personnes non vaccinées auraient 80 fois plus de risques de contracter le Covid-19 ». Écoutons ce sujet qui dure 2 minutes 11:

Dans ce sujet, qui a été repris dans de nombreux autres médias, il est donc affirmé que les vaccinés ont 80 fois moins de chances d’attraper le Covid. A Radio Libre nous sommes curieux et nos auditeurs aussi. Nous avons eu un retour à propos de ce sujet comme quoi cette analyse serait fausse car biaisée. Nous avons voulu en avoir le cœur net et nous avons trouvé des éléments de réponse sur le compte Twitter de Marc Renfer, le journaliste RTS à l’origine du sujet.

Première surprise, ce qui est présenté comme étant les non-vaccinés dans le reportage est en fait un groupe constitué de non-vaccinés mais aussi de personnes partiellement vaccinées, qui n’ont reçu qu’une dose. En fait, le groupe des vaccinés est en fait le groupe des doubles-vaccinés. Du coup, le titre de l’article de la RTS devrait, pour mieux refléter la réalité, être modifié pour que l’on comprenne bien que ce sont les personnes doublement vaccinées qui aurait 80 fois moins de chances de contracter le Covid-19.

Même ainsi formulée, cette information est pourtant toujours aussi fausse. Le Dr Duperrex d’Unisanté semble être passé à côté d’une information cruciale: il base son étude sur les personnes qui se sont faites testées, or qui sont ces personnes testées ? Qui a besoin d’être testé ? Certainement pas les doubles-vaccinés, qui sont exemptés de tests. Actuellement ce sont majoritairement les non-vaccinés qui doivent effectuer des tests pour voyager par exemple. On retrouve aussi parmi les non-vaccinés les enfants et les jeunes adultes qui ont beaucoup de contacts et attrapent plus facilement ce virus, qui dans sa variante delta, n’est – selon les données officielles anglaises – pas plus létal que celui de la grippe normale. Donc, sans connaître la proportion de double-vaccinés parmi tous ceux qui ont été pris en compte dans cette étude du Dr. Duperrex, on ne peut honnêtement pas déduire que les non-vaccinés ont 80 fois plus de risque de contracter le covid. C’est faux. Ce qui est « absolument phénoménal » – pour paraphraser le Dr Duperrex – et inquiétant, c’est de voir un médecin de référence pour les médias et les autorités passer à côté de ce biais pourtant évident. On parle souvent du biais de confirmation du côté des soi-disant complotistes c’est-à-dire de privilégier les informations confirmant ses idées préconçues ou ses hypothèses, quitte à distordre la réalité. Il semblerait dans ce cas que le biais de confirmation touche également des personnes considérées comme fiables et qui ici semblent vouloir rassurer en faisant peur pour motiver la population à accepter le vaccin. Le Dr Duperrex, vers la fin de l’interview, au lieu de laisser l’auditeur se faire sa propre conclusion, impose la sienne pourtant basée sur sa phénoménale conclusion erronée. Je cite: »Avec un risque 80 fois plus élevé d’attraper le virus sans vaccin le choix de la vaccination devrait être vite fait. »

Cette information me fait rebondir sur une autre information. Nous avons appris récemment dans la presse que l’Office fédéral de la santé publique a mis sur pied un observatoire des fake news. Pour rappel, le fact checking servait à l’origine à identifier les fake news émanant du monde politique, comme outil contre le populisme. On voit aujourd’hui que l’outil s’est inversé et vise la population, au service du monde politique et économique. On apprend à propos de cet observatoire des fake news de l’OFSP qu’il utilise un logiciel de l’entreprise allemande pressrelations, dont la promesse est un contrôle des communications de toutes les données importantes sur les réseaux sociaux, les portails d’information et les journaux. Les données récoltées par ce logiciel permettre ensuite à l’OFSP de préparer des campagnes marketing ciblées pour contrer les informations considérées comme fausses. Et c’est là que se situe le problème. Qui décide si une information est fausse? Comment peut-on une seconde imaginer que cet observatoire des fake news initié par l’OFSP, va travailler de manière neutre? N’aurait-il pas fallu créer un observatoire indépendant? Ainsi on aurait pu redonner un travail noble aux journalistes qui ont perdu leur emploi par centaines ces dernières années. Cet observatoire va au final rendre encore plus difficile la reconnaissance et l’expression d’informations minoritaires mais véridiques. Les lanceurs d’alerte non plus aucune chance d’être entendus car leur discours sera immédiatement contré par une campagne marketing dont l’authenticité n’est vérifiée par personne d’indépendant.

Voilà. C’est tout pour cette capsule. Soyez ouvert, soyez curieux, et soyez très critiques par rapport aux informations provenant de sources clairement en conflit d’intérêt où ne pouvant pas se permettre d’être vraiment indépendantes. La Confédération suisse à signé des contrats contraignants avec les entreprises pharmaceutiques, des milliers d’emplois ont été créés grâce à la crise du covid, de nombreuses entreprises sises en suisse font des milliards de chiffre d’affaires grâce à cette crise sanitaire, ce qui se traduit en recettes fiscales et en augmentation du PIB. Sachant ça, on comprend que des organes qui dépendent de la Confédération comme l’OFSP ou SwissMedic ne peuvent rien entreprendre qui irait à l’encontre des intérêts de la Confédération. Quitte à parfois peut-être oublier les intérêts des citoyens. L’exemple le plus troublant est le refus systématique d’entrer en matière pour considérer des thérapies autres que vaccinales, comme l’ivermectine. Merci pour votre écoute, restez en ligne. L’info c’est nous, l’info c’est vous, nous saurons !


CovidRevue de presseSuisse

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